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Comment doser les huiles essentielles

Avez-vous une idée comment doser vos préparations à base d’huiles essentielle ou si vous vous servez du pifomètre ?

La littérature sur le net concernant ce sujet n’est pas très claire. Car bien expliquer ce sujet cela prend du temps et introduire plusieurs notions qui sont rarement expliquées. L’objectif est surtout, mousser les ventes.

Mais quand vous achetez ces produits, êtes-vous certain ou certaine, de leur dosage, de la toxicité éventuelle ?

Certaines compagnies d’huiles essentielles qui déferlent une publicité agressive, vous propose des produits à base d’huiles essentielles, qui ne présentent pas un grand danger car le pourcentage d’huiles essentielles est de l’ordre de 2% ou moins.

Quand vous prenez goût aux huiles essentielles, vous vous risquez à acheter une huile essentielle pure et vous décidez de l’utiliser pour votre bain, la diffusion ou dans un massage. C’est là le plus grand danger, car vos connaissances sur cette huile essentielle est limitée. En connaissez-vous les principes actifs (familles biochimiques et molécules aromatiques), et la toxicité qui y est attachée, pouvez-vous donner cette huile essentielle aux enfants, femmes enceintes, etc. C’est autant de question qu’il faut se poser avant de l’utiliser de quelque manière que ce soit.

Savoir doser, comprend 5 critères

  1. Quel est l’usage que vous voulez en faire ? et pour qui ? (enfant, adulte, femme enceinte, personne allergique, etc.)
  2. Quel est le volume du contenant utilisé ?
  3. Quelles voies d’absorption sera utilisée (cutanée, orale, rectale, etc.)
  4. La durée ou la fréquence des traitements que vous envisagée.
  5. La toxicité des huiles essentielles que vous désirez utiliser. La toxicité s’adresse à la condition de santé de la personne traitée, de la voie d’absorption utilisée, enfant ou adulte. Certaines toxicités peuvent se développer avec un usage répété ou un dosage élevé.

Avant d’élaborer un traitement, il faut réfléchir à toutes ces questions. Si ces traitements sont pour du long terme (des mois) pensez-vous à d’intégrer une fenêtre thérapeutique pour éviter la toxicité à l’usage, que l’organisme s’habitue à ce traitement, sommation des doses dans le cas des huiles essentielles contenant des cétones. Ce sont autant de critères auxquels il faut réfléchir avant d’élaborer un traitement.

Le minimum de connaissance

Pour utiliser les huiles essentielles sans danger, il faut détenir un minimum de connaissances. C’est d’autant plus important, si vous utilisez les recettes de quelqu’un d’autre. Je dis à mes élèves de vérifier toujours les recettes qu’elles viennent de n’importe qui.

Un minimum de connaissance est :

  • Connaître les propriétés thérapeutiques générales des familles biochimiques de l’huile essentielle,
  • Être informé des propriétés thérapeutiques spécifiques des molécules aromatiques des familles biochimiques,
  • Considérer la toxicité des familles biochimiques et des molécules aromatiques de la personne à qui le traitement s’adresse, la durée du traitement, etc.

Une élève qui travaille dans un magasin de produits naturels m’a rapporté que beaucoup d’achats d’huiles essentielles sont faits par des personnes qui ont des connaissances minimes sur les huiles essentielles, et qu’en plus les vendeuses n’y connaissent rien. Beaucoup de personnes achètent les huiles essentielles pour la senteur. Si elle aime la senteur, elle dit cela sera bon pour moi (pour le bain ou la diffusion), mais elle ignore tout de l’huile essentielle en question. Il faut plus que du « senti » pour utiliser les huiles essentielles.

La diffusion

La diffusion est le mode le plus rapide d’entrée des huiles essentielles dans l’organisme. La diffusion cible directement les poumons, si l’huile est dermocaustique, vous pouvez faire du dommage à vos muqueuses bronchiques. Par les voies nasales, la diffusion cible le cerveau. Si vous avez des molécules neurotoxiques vous risquez d’avoir différents effets neurologiques selon la quantité absorbée.

On ne fait pas du n’importe quoi avec les huiles essentielles. Il faut être ne mesure de réfléchir aux conséquences de l’utilisation et cela demande la connaissance.

About the author

Chantal Lacroix

Je suis thérapeute en médecines douces depuis 1980. C'est la santé de mon fils, qui m'a ouvert à nouveau cette voie. À 20ans je m'étais inscrite à la faculté de médecine à Montréal ou j'ai fait 2 ans. J'ai du abandonner par manque de moyens financiers. Mais 20 ans plus tard, tout ce que j'ai appris en médecine m'a servi de nouveau.

À ma pratique d'acupuncture, j'ai greffé avec les années l'aromathérapie, l'homéopathie, la biologie totale ou "médecine nouvelle du Dr Hamer" et cela toujours dans la quête de trouver une solution pour la santé de mon fils. Un mois avant que je débute le cours en Biologie totale, mon fils est décédé d'un choc anaphylactique (allergie monstre aux arachides).
Avec ce cours, j'ai compris que les conflits biologiques non réglés des générations antérieures, ont une répercussion sur les générations suivantes. De plus cette approche m'a permis de constater, comme disait les médecins chinois de la Chine Antique, que les émotions sont la première cause des maladies.