La douleur morale est la souffrance éprouvée suite au décès d’un être cher, d’un divorce, d’une séparation ou tout événement nous prenant par surprise et qui nous est mentalement difficile de vivre.
Généralement, cette douleur morale est un apitoiement sur soi. On pleure ce que nous ne pourrons plus avoir de l’autre : l’affection, l’attention, les caresses, la sécurité. En fait dans nos relations interpersonnelles, on apprécie l’autre pour ce qu’il nous apporte et, généralement, c’est en vue de combler un manque ou un désir chez soi qu’on n’arrive pas à réaliser. On aime ou on pleure une personne à peu de choses près pour les mêmes raisons.
Faire le deuil de ce qu’on aura plus
Les deuils sont donc à faire sur nous même. On pleure sur une réalité qui est nôtre et qui n’est pas terrible de surcroît. Cette fragilité de notre être crée une douleur profonde, parfois insoutenable à regarder en face tellement nous sommes habitués de vivre dans l’attente de ce que l’autre nous apportait et que l’on croyait comme dû.
Perdre un morceau de soi
Perdre un enfant, c’est perdre un morceau de soi. C’est une douleur inimaginable. Comme on dit: on apprend à vivre avec. Ce fils décédé à l’âge de 27 ans, avait écrit une lettre 9 mois avant sa mort. Elle était adressée à l’équipe avec laquelle il travaillait et qu’il quittait pour se réaliser. Cette phrase m’a permise de passer au travers de cette douleur de perdre un enfant. Je vous la partage dans l’espoir qu’elle vous aidera à traverser dans la sérénité vos épreuves.
« Chacun sa voie.
Je suis mon chemin dans l’espoir de toujours mieux me réaliser,
en m’efforçant de ne pas dévier de mon chemin
et en aspirant au bonheur de tous les gens que je côtoie.
Je vous souhaite la même chose. Bonne Vie. »
Étant restée parmi les vivants, je me devais de continuer mon chemin avec eux, en me réalisant et en aspirant au bonheur des personnes rencontrées sur mon chemin. Notre seul but sur la terre est d’apprendre à aimer l’autre sans condition et sans attente et de se réaliser pleinement afin de mettre « un peu de notre sel » sur leur route.











