Croyances

Vous sentez-vous pris en « otage » avec le mot « reconnaissance » ?

Reconnaissance

J’avoue que j’ai bien de la difficulté avec ce mot. J’ai l’impression d’être prise en « otage » et que cela n’a pas de fin. Enfant, je devais être reconnaissante, donc je mettais de côté les jeux pour prouver ma reconnaissance en montant des lustres de verre taillé. Une fois que tout était en place, on me redemandait de tout défaire, pour faire un autre montage, et encore défaire et refaire. Quand je fus adolescente, je devais continuer d’être reconnaissante mais d’une autre manière. Cela n’avait plus de fin.

Définition

Le Larousse définit ce mot ainsi :

Sentiment qui incite à se considérer comme redevable envers la personne de qui on a reçu un bienfait; gratitude.

Redevable : qui a une obligation envers quelqu’un.

Contrôle/domination

Je ne sais si vous voyez la même chose que moi, il y a un contrôle déguisé sur ce que je dois être. Je dois être reconnaissante à ce qu’on attend de moi. Mais comme je ne suis pas cette personne, jamais j’arriverai à la contenter avec ma manière à moi d’être reconnaissante. Cela n’a pas de fin. Pour moi, c’est de la domination pure et dure. Ce mot m’horripile au plus haut point.

Prendre le plaisir dans le moment

J’ai comme principe lorsque je donne quelque chose, que j’ai pris mon plaisir au moment du don et je n’attends rien d’autre de la personne à qui j’ai donné. Je vais même plus loin que cela, c’est carrément oublié.

Certaines personnes me rappellent des actions que j’ai faites pour elles. Je les regarde en leur disant : – tu es bien certaine de cela ? J’avoue que leur affirmation me rend mal à l’aise pour deux raisons :

  1. Je me demande si je ne suis pas Alzheimer et,
  2. Si je n’ai pas un dédoublement de personnalité, dont le double vit des choses à ma place et dont je n’ai aucun souvenir.

C’est un peu inquiétant, ne trouvez-vous pas ?

L’énergie circule

En réalité,  l’énergie doit circuler. Si je retiens de la reconnaissance à une personne donnée, je bloque le mouvement de cette énergie et j’attends que la reconnaissance vienne. Je peux attendre longtemps.

Le don est une énergie incroyable, il ne doit pas être prisonnier d’une reconnaissance à venir. Le don sans attente, ira frapper à une autre porte ou le besoin se fait sentir et tournera ainsi de l’un à l’autre, et un jour quelqu’un vous fera un don. C’est le retour de l’énergie pour le don passé que vous avez fait sans attente.

Bienveillance

Voir la réussite d’une personne à qui l’on a donné un petit coup de main, est une joie en soi. Pourquoi vouloir de la reconnaissance en plus ?

Je préfère le mot « BIENVEILLANCE » qui est de veiller au bien de tout ce qui nous entoure, la terre, l’eau, les insectes, les humains etc.

La BIENVEILLANCE est la qualité intrinsèque de l’Homme véritable. C’est ce qui le distingue de tout ce qui existe sur terre.

Conclusion

Si vous donnez quelque chose à quelqu’un, savourez votre plaisir à ce moment-là et n’attendez plus rien de cette personne, laissez-là libre de tout lien. Le don n’a pas à être comptabilisé. C’est cela saisir le « moment ». Si nous étions plus en conscience quand ces beaux moments se présentent, nous verserions une larme de grand Bonheur.

About the author

Chantal Lacroix

Je suis thérapeute en médecines douces depuis 1980. C'est la santé de mon fils, qui m'a ouvert à nouveau cette voie. À 20ans je m'étais inscrite à la faculté de médecine à Montréal ou j'ai fait 2 ans. J'ai du abandonner par manque de moyens financiers. Mais 20 ans plus tard, tout ce que j'ai appris en médecine m'a servi de nouveau.

À ma pratique d'acupuncture, j'ai greffé avec les années l'aromathérapie, l'homéopathie, la biologie totale ou "médecine nouvelle du Dr Hamer" et cela toujours dans la quête de trouver une solution pour la santé de mon fils. Un mois avant que je débute le cours en Biologie totale, mon fils est décédé d'un choc anaphylactique (allergie monstre aux arachides).
Avec ce cours, j'ai compris que les conflits biologiques non réglés des générations antérieures, ont une répercussion sur les générations suivantes. De plus cette approche m'a permis de constater, comme disait les médecins chinois de la Chine Antique, que les émotions sont la première cause des maladies.